Ah Sapa ! Franchement, ça l’a fait et bien même. Dans les guides, ils te conseillent d’y passer deux a trois jours et de booker un tour en agence. Eh ben nan ! Je suis allé acheter un billet a la gare ferroviaire, tout y est écrit en viet mais bon j’ai eu mon billet pour le train de nuit du soir même, en hard berth, cad un lit en dur, très dur dans une cabine de six que j’ai partage avec une petite famille vietnamienne et un jeune anglais qui se dirigeait vers la chine. En fait, la ville du terminus avant de prendre un bus pour Sapa est Lao Cai et se situe a la frontière vietnamo chinoise. C’était marrant d’ailleurs, on pense souvent que les touristes sont chiants car exigeants alors qu’en fait, ce sont les parents de la famille vietnamienne qui gueulaient parce que le ventilo de la cabine ne marchait pas. Enfin bon, le voyage s’est bien passe jusque Sapa. L’air y était plus frais, plus respirable et puis la montagne offrait une vue très agréable et une atmosphère et des senteurs très différentes des montagnes de jungle du Laos. J’y ai retrouve des sapins et franchement l’odeur des sapins et ben c’est bien. Je n’ai pas trop tripe dans la jungle laotienne, cette foret primaire, dense, riche, touffue, étouffante, remplies d’araignées… pi des serpents aussi. Fort heureusement je ne me baladais pas tout seul au laos et Mike, de Suisse, à pas mal contribue à me la montrer différemment. Donc, ici, au Viet Nam, je retrouve des odeurs de montagnes françaises, c’est pas que je suis chauvin, mais bon, la je me sent a la montagne. Y’a même un français qui a eu la bonne idée d’ouvrir un resto a Sapa et de proposer des tartiflettes… gavage ! Et avec un petit coup de rouge sur tout ça… j’en avais la larme a l’œil… j’ai pense a Gérard Depardieu et a l’une de ses célèbres répliques de film qui disait un truc du style : « on est pas bien la, hein ?! A la Fraîche ! Détendu du gland ! » Snif. C’est vrai que sur cette semaine, j’ai pas mal passe de temps a humer les ambiances locales, qu’elles soient occidentales avec ses bons restos ou très coutumes locales avec ses gargotes.
Puis l’heure du trek m’a vite démange alors je suis parti sac au dos et bien sur j’en ai mis trop dans le sac. Au depart, je voulais faire le toit du Viet Nam et de l’Indochine, appele le mont Fansipan et culminant a 3143m donc très accessible. Toutes les agences et hôtels de Sapa proposent cette excursion pour en moyenne 55 USD par personne et pour une rando de 4 jours avec bivouacs sous tente. Forcement, je suis emballe. Je me renseigne donc ici et la et le moins cher était mon hôtel : 2 jours dont une nuit en tente pour 75 USD. Bref, tu montes comme un dingue, tu profite de rien parce que une fois la haut tu te poses 1 ½ heure et hop faut vite redescendre. J’en aurai la confirmation plus tard auprès d’un couple quebecquois, content quand même, mais un peu déçu du déroulement des choses. Ils auraient évidemment préfère en profiter un peu plus. La c’était plus une course pédestre en montagne qu’autre chose. Donc je l’ai pas booke au grand dame de la tenancière qui a force de jolis sourires vietnamiens (elles savent faire) a chope une paralysie de la mâchoire… J’y serai bien allé sans guide, mais pas tout seul et si possible avec qqn qui s’y connaît un peu parce que les sentiers la bas, y’en a, c pas le problème, ce qui manque ce sont les panneaux directionnels et plus t’avances vers le sommet, moins t’as de chance de rencontrer du monde et puis surtout je suis pas téméraire. Donc, je décide après avoir rencontre un ancien guide vietnamien dans une gargote, de partir le surlendemain et pendant le week-end afin d’éviter la foule des touristes vietnamiens dans Sapa, vers le fond de la vallée et vers une petite série de villages charmants. Deux nuits en home stay, cad chez l’habitant et puis beaucoup de contacts avec les locaux tout au long de la route pour vérifier que je suis bien sur le bon chemin. Les scènes de vie typiques ou non a observer n’ont pas manque : entre les agriculteurs et leurs rizières, les enfants et la rivière, les villageois se baignant tour a tour dans la rivière en fin de journée, les tournées de thé vietnamien et d’alcool de riz aussi, la vache, j’ai pris une charge le premier soir dis donc, mais j’ai bien dormi. Ce fut aussi l’occasion de manger du bambou, c’est bon, si si c’est bon, et puis des champignons d’une taille et d’une texture que normalement je renvoie ça en cuisine dans un resto en France. Parfois je me demande si l’alcool de riz n’est pas aussi l’occasion pour les vietnamiens de faire passer le tout. Tu vois Tom, y’a pas que du riz a manger !