Donc nous voici reunis a Phnom Penh, encore une ville bien mythique et fascinante de ce voyage. Pendant qqes jours, nous allons de ci de la dans cette ville assez imposante et des le depart, je constate la difference de comportement de cette population avec celle du Vietnam plus speed, enervee, enervante a terme (surtout au nord Viet Nam). Bon bien sur, je retrouve cet amas de mobilettes qui se faufilent dans tous les sens, mais curieusement, pas de klaxons ou tres peu comparativement a son voisin viet.
Bruno et Delphine ont des envies de partir a la decouverte du Cambodge en moto et bien sur l’idee me plait bien que je ne sois pas trop rassure. Car, c’est pas en 125 qu’on le projette mais 2 cinquante cube, et la c’est pas la meme limonade. Donc, capart en bapteme pour moi et quel bapteme. Bruno me briffe chez le loueur et hop, je « m’elance sur un gros boulevard de Phnom Penh histoire de voir les premieres sensations... bon, pour debrayer c’est la, pour freiner, c’est la et la, pour passer les vitesses, faut faire comme ca, pis comme ca, alors moi j’ai fait comme ca pis comme ca et j’ai failli me casser la gueule... C’est quand meme bien impressionnant un 2 cinquante cube quand t’es jamais monte ne serait ce que sur une mobylette. Enfin bon, l’essai sans etre une demonstration de maitrise est quand meme emcourageant... donc on valide et on y va. Je redoutais la sortie de Phnom Penh, mais au final, j’ai assez vite eu de bonnes sensations avec la moto. Vous connaissez la suite, le trip a tourne court, le nombre de pannes et donc le surcout sur le budget, les conditions de la piste detestables et les locaux qui disaient que ca allait de mal en pis par la suite, ont eu raison de notre esprit « d’aventurier ». Le danger etait bien reel que cette petite balade devienne dangereuse a tout moment... bref, Bruno et Delphine ne savaient plus trop quoi penser, moi je commencais a etre bien cuit, du coup la decision collegiale de rebrousser chemin est arrivee assez rapidement... la suite d’ailleurs nous donnera raison... roue crevee pour bruno, plusieurs dizaines de km dans la boue, les trous et surtout dans le noir. Le retour a la ville de Snuol s’est avere un vrai soulagement pour les corps et la mecanique. Resultat, on en garde un excellent souvenir.
Donc retour a Phnom Penh apres 4 jours d’excursion et deja le prochain plan se dessine vers la cote khmer et les villes de Kampot, Kep, Sihanouk ville et la montagne Le Bokor. Vous pouvez ainsi decouvrir les photos sur ce message de cette petite cote Khmer. J’enchaine avec le Bokor. Arrive a Kampot en bus en provenance de la capitale, nous continuons sur la meme idee de depart qui est celle de rayonner un maximum par nous meme. Dons hop, on reloue des petites 125 et c’est parti a la decouverte de Kep a 25 km de la, Bruno et moi, on se tire la bourre par moment et je gagne toujours... je me sens de plus en plsu a l’aise sur ces becanes, mais deja, la 2 cinquante cube commence a me manquer, j’ai envie d’en decoudre un peu. Et la, l’idee de faire « l’ascension » des pistes du Bokor en 250 germe dans les tetes. Bon, d’accord, c’est parti ! On loue donc les becannes chez notre loueur de Kampot qui contrairement au magasin Lucky Lucky de Phnom Penh sait faire son travail et preparer des motos fiables. Ah enfin, le beau bruit de la 2 cinquante cube. Celle de Bruno avait un pot maison, donc un bruit maison aussi, plus proche de la Harley, ca claque grave. Chemin different d’avec les pistes du nord est. La, c’est plutot gros cailloux et tres accidente. Montee un peu difficile pour moi, j’ai du mal a controler, a trouver le bon rapport, le bon equilibre, mais c’est beau, le paysage est beau. Le Bokor, c’est une montagne culminant a un peu plus de 1000 metres au sommet de laquelle, les ruines d’une station construite par les francais et des plus renommees de l’Indochine laisse l’imagination defilee quant a ce devait etre la vie french touch de l’entre deux guerres mondiales. Le Bokor Palace Hotel plongee dans la brume se « visite » comme on veut, il n’est que ruine et la pluie le transperce de toute part desormais mais on peut aisement se rendre compte que cet etablissement se classait dans la categorie luxe.
« La premiere fois que ce site a ete explore, c’etait en 1917, la route d’acces fut terminee en 1921 et les travaux de construction se sont acheve en 19224-25. Une premiere evacuation du site fut decidee en 1940 a cause de troubles formentes par Khmers Issaraks et Vietnamiens communistes, ensuite les annees 1950 et 1960 furent un nouvel age d’or pour le site de Bokor Hill Station frequente par une abondante clientele de Francais et de Cambodgiens huppes. A cause de la guerre, le site fut definitivement abandonne en 1972, passant aux mains de Khmers rouges qui, selon les humeurs de Marsdurent plusieurs le ceder aux Vietnamiens. Vingt ans plus tard, en 1992, les paras francais de l’Apronus retablissaient l’ordre et occuperent la stationtandis que les alentours restaient tout de meme dangereux ».
Voila voili voilou, apres cette excellente escapade, nous voici rentre depuis avant hier a Phnom Penh mais nous reprenons la route vers Siem Reap et les Temples d'Angkor des demain matin pour une escapade de qqes jours. Bruno et Dephine reviendront dans la capitale pour prendre un avion le 25 de ce mois en direction de Dehli en Inde. Quant a moi, je continue ma route vers Bangkok, le retour dans la capitale Thai, pour qqes jours avant de plonger vers le sud de ce pays est surtout vers la Malaisie. Mais d'ici la, j'aurais a vous raconter encore bien des choses.
J'espere que ca va bien chez vous, n'hesitezpas a m'envoyer des news... Bisous les zouzous !
Le vagabond en herbe