
Cet étang est infesté de piranas ! C'est un otochtone qui me l'a dit

Je sais, ça paraît tout sympa comme ça mais gare au croco !

On voit bien qu'il y a du dénivelé là non ?

De la haut, je vois ta maison !

La Picardie, terre de contrastes !!!!!!!!!!!!!!!!

Le bout du chemin dont je vous ai parlé, saisissant non ?

C'est dur de voir tout le chemin parcouru et de devoir revenir sur ses pas ! Mais j'ai su franchir le cap !

Pour eux ca a l'air d'être sûr !

C'est du propre !

Qu'est ce qu'on reprend ? une p'tite mousse !
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Petits étirements pour Marco, il sent que l'heure est proche !

Toi aussi Yo ça te fait marrer de voir marco s'étirer ?

Doucement Marco tu vas te claquer, ça serait balo !

Mon dieu, quel bel homme !

Mon dieu, quel drôle de short !

Ca nous dérange pas les paparazzis, on aime ça !

Croyez vous qu'ils l'aient mérité ?

Pris le doigt dans la bouche ! et pi bien en plus !
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Préparation physique au trek
Nombre d'entre vous m'ont demandé comment je me préparais pour ce début de voyage. Voici quelques éléments de réponse et quelques preuves ! Je reconnais que je ne me suis pas astreint à une préparation drastique sur un plan physique. Hier, j'ai eu quelques remords, alors j'ai décidé de partir en ballade dans la somme, du côté de Bray sur Somme entre Albert et Péronne. C'est un petit coin sympa, valloné, avec ci et là quelques étangs et qui en font un haut lieu de la pêche picarde. Rares sont les cafés-tabacs qui ne vendent pas quelques articles de pêche. Alors voilà, c'est parti avec ma 2 zéro 5, mon sac à dos bien rempli en connerie, histoire d'y ajouter un peu de poids, je me gare à l'arrache dans un chemin, au pied d'un colline et hop, en avant pour une ballade d'une heure et demi. J'ai très vite senti le dénivelé et le manque d'air, mais j'ai tenu bon, prenant les chemins au hasard des carrefours. Les rencontres avec la population locale ont été nombreuses et très enrichissantes. J'ai croisé un agriculteur qui alimentait des petits refuges pour animaux dans les champs. En fait, c'est la seule rencontre que j'ai faite. Je lui ai dis bonjour une première fois, pas de réponse, j'ai quand même insisté et là miracle, j'ai entendu gromeler quelque chose comme bonjour. Que du bonheur ! Enfin un premier contact après 25 minutes d'errance dans la plaine, ça fait du bien. J'avais l'impression de lui faire peur. Sacrés picards ! En même temps, je me suis rendu compte que j'étais tout en rouge avec mon bonnet aux couleurs de l'arc en ciel, un sac à dos et quand vous voyez sur les photos l'espace naturel dans lequel je me suis promené, vous comprendrez que je me démarquais de loin. En fait, il m'avait repéré depuis le village, ils sont méfiants par là, alors l'air de rien, il va donner à manger aux p'tits oiseaux dans les champs pour ne pas éveiller les soupçons. Vous me connaissez, j'étais loin d'imaginer ça. Je comprends vite, mais disons que faut m'expliquer longtemps. Si ça tombe, il faisait partie de la ligue de libération de la Picardie et j'aurais pu me faire enlever. Vous auriez donné combien pour la rançon ?
Bon bref, je continue mon périple jusqu'à tomber sur un dilemme et non des moindres : "arrivé au bout d'un chemin, ben plus de chemin, les champs quoi". Que faire ? Foncer à travers les cultures et piétinner les petites pousses toutes vertes toutes fragiles rangées en rang d'oignons d'indien par deux ? Ou faire demi tour tout en sachant que je serai pétri de déception de ne pas savoir ce qu'il y a derrière la colline ? Si je pense à mon poto étienne, je fonce, pas de chemin mais on s'en fout, on y va quand même, on verra bien. Ah sacré étienne ! (tiens d'ailleurs j'aimerais bien recevoir une photo de toi et géraldine pour vous faire une spéciale dédicace sur mon blog). Mais bon, le risque est vraiment trop grand, on sait jamais, un ravin, une crevasse cahée par la neige. Ouais bon, elle avait fondue depuis longtemps et alors, on sait jamais. Et puis m'enfoncer comme ça dans la brousse, on sait jamais quelles bêtes sauvages on peut rencontrer. Je vous rappelle quand même que y'a beaucoup d'étangs dans le coin et qui dit étang dit crocodile, pirannas, moustiques et là bas, le moustique y te pique pas, y t'empalle. A chaque piqûre il te pompe trois litres de sang. Je vais quand même pas déclencher un plan de sauvetage avec Mondial Assistance dans la somme à 20 bornes de chez moi et 10 jours du départ ! Non, ce serait vraiment trop bête, je me suis dit qu'il valait mieux être prudent et j'ai entendu la voix de la sagesse en moi. J'ai fait demi tour quoi, ce qui m'a donné l'agréable surprise de voir le paysage de l'aller sous un autre angle, une autre perspective, une autre façon de regarder la nature, de la sentir, de sentir à quel point nous sommes liés à elle. Je suis arrivé à ma voiture heureux, soulagé, fatigué de cette épopée fantastique mais heureux, oh oui ! Et là, repu d’autants de surprises, de découvertes, de remises en questions, j’ai eu envie de rouler avec ma 2 zéro 5, rien qu’à deux, carreau ouvert, cheveux au vent, musique du grand bleu. Enfin ça c’était l’idée de départ, j’ai vite refermé le carreau… et mis le chauffage ! Et puis j’ai roulé, roulé, roulé jusque Lille et la fnac. Dur retour à la réalité : le béton, les gens, le bruit, les voitures, à peine tu te gares qu’il faut sortir des tunes pour le parc mètre. Enfin bon, je ne laisse pas tombé dans le piège et me remémore tous ces merveilleux souvenirs de l’après midi. La fnac ? Ah oui, bah j’ai acheté un bouquin ! Et c’est là que le vrai défi de la journée allait commencer. La scène a lieu à Villeneuve d’Ascq, dans un hangar, un quatre contre quatre et il ne peut en rester qu’un ! C’est un footsal, un foot en salle en d’autres termes (lol). Et là physiquement c’était aut’chose, mais on s’en est bien sorti, pas vrai les gars ? Je crois vraiment que ma petite préparation de l’apm m’a permis de rester lucide dans les moments importants du match au moins, je sais pas moi, environ, bon disons à peu près, dans les dix premières minutes, ou le premier quart d’heure peut être. Et après, évidemment, comme tous bons sportifs, le temps de la récupération était venu, la mise au repos de l’organisme est à ne pas négliger, la bière comme carburant du muscle a largement contribuée à cette régénération des tissus, le reste aussi !
Ouais bon je sais c’est pas gagné, mais le mal d’altitude ne tient pas complètement compte de ta préparation, de ton habitude de trekker ou pas en haute montagne. La seule exigence pour ce trek, c’est d’être en bonne condition physique, il est prévu pour une très bonne acclimatation à l’altitude, même les montagnards de savoie et d’ailleurs peuvent être très surpris par ce mal s’ils vont trop vite, des marins ont le mal de mer. La seule prévention, c’est l’humilité face à l’effort, redescendre un pallier si on se sent pas bien… Bien souvent, les véritables ennuis sont les ampoules au pied, les foulures,… Ce qui compte n’est pas d’en mettre un gros coup dans la préparation, c’est plutôt de maintenir régulièrement une activité physique. Je pars pas à l’ascension d’un sommet à 8000, et c’est pas une course, c’est juste de la ballade, type moyenne montagne, sauf que les vallées sont beaucoup plus hautes que chez nous. Je ne suis pas non plus en excés de confiance et je ne voudrai surtout pas vous la jouer facile. Non, bien sûr, ce qui m’importe là bas, c’est d’être très attentif à mon corps, ce que je ressens, ce qu’il me dit des petites tensions, ou douleurs ou difficultés. Etre attentif, c’est pas être chochotte, parce que là haut, les petits tracas peuvent prendre des proportions plus inquiétantes si on ne prend pas le temps de soigner, de soulager. Et j’ai confiance en moi pour ça ! Bizzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz !
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