A 2H by walk tranquille de Gandruk et a 3H de Chomrong, se trouve une petite Guesthouse nommée Little Paradise. Nichee en haut d’une petite montagne au carrefour de trois vallées, elle se révèle être un vrai petit havre de paix très soigne par les proprios. Ici et la, qqes jardinets sont disperses, melangeant de tres jolies fleurs jaunes, rouges, bleues et rosees autour de qqes salades; les grains de bles et de mais sechent sur un tapis dans le jardin. Pendant que je mange mon Dal Bath, j'observe le proprio aller et venir tous azimuts mais tres tranquillement dans son immense jardin. Je le vois regarder ses plants, ses legumes, a l'affut du moindre detail pouvant alterer au bon deroulement des bienfaits de la nature. Je sent beaucoup d'Amour dans cette attention et ca m'a replonge dans qqes passages de la Prophetie des Andes. J'ai senti cet Amour Energie, cet etat d'ame. Le coq devoile un plumage magnifique, plumes reluisantes, avec des nuances de gris, de roux, orange, marron. Les tomates sont superbes. On sent l'homme qui aide la nature a se sentir bien, pas a produire au max. Croyez vous qu'il utilise des produits chimiques ? Il n'en a pas besoin dans ce cas de culture assez extensive. Les salades et autres ne sont pas alignees en rangs serres mais dispersees au milieu de choux eux memes entoures de qqes fleurs, poireaux et autres. Bref les plants se developpent les uns en compagnie des autres et devinez quoi, y'avait des coccinelles bien comme il faut.
J'en ai discute un peu avec lui. Son engrai est naturel, fait a base de fumier, de purain d'ortis (eh ouais les mao, ca en derange beaucoup en Europe et dans le monde, je parle des industries phyto).C'est peut etre un peu ca aussi le gaspillage a l'europeenne : vouloir des tomates dans son assiette chez soi alors que c'est pas la saison. Est ce un luxe aujourd'hui d'en trouver au supermarche en toute saison ? J'ai longtemps pense ca. Mais il s'agit plus d'un comportement de consommation boulimique de notre part qui de surcroit accentue fortement la pollution, puisque c'est par camion entier que les tomates remontent des centaines de km depuis le sud de la france et l'espagne. Ou alors on les trouvent dans le nord, produites intensivement sous serre, mais a quel prix (parce qu'il faut bien les aider a rougir) et pour quel gout !?! Vais je pour autant refuser un plat de spaghettis bolo ou demander en hiver qu'on m'enleve les tomates de ma pizza ? Non j'en suis pas la. Pour le moment j'essaie de comprendre pourquoi nous en sommes arrives la, a ce niveau de pollution de l'air, de la terre, de l'eau, des esprits, des corps (bon, y'a pas besoin d'aller au nepal pour comprendre tout sur tout, ca aide c'est tout. Bien souvent il suffit de regarder comment font ou ont fait nos grands parents dans leurs jardins) et de prendre des initiatives dans mon style de vie pour aider a enrayer ces polluants, retrouver peut etre une certaine logique, en tout cas celle du respect de la nature, de la protection de l'environnement qui commence par ce que nous achetons et consommons, et la facon dont nous l'utilisons. Il en va aussi de notre sante et de nos defenses imunitaires.
C'est drole mais en montagne, je ne suis pas malade comme je pouvais l'etre qqe peu au bout d'une semaine a Pokhara. Ici, ommange chez l'habitant, cad qu'on mange ce que lui mange et on beneficie donc de toute l'attention qu'il porte a sa propre nourriture. A Pokhara, j'avais abandonne les restos pour touristes (ou les nepalais ne vont que pour draguer de l'occidentale), la fraicheur de pas mal de choses laissant trop souvent a desirer. Je suis reste dans les petites gargottes de 4 ou 5 tables des familles nepalaises.
(Au fait, a propos des rododindrons qui ont commence a fleurir un peu partout durant ce trek, saviez vous que Rodo est mot grec qui veut dire rose et que dindron est aussi un mot grec qui veut dire arbre. C'est mon poto Dimitri le grec qui m'a raconte tout ca. J'ai rencontre Dimitri dans l'avion entre Kathmandu et Bangkok. On a passe 12 jours a Bangkok en Thailande mais bon c'est pas pour tout de suite, la je rattrappe le retard en ajoutant des textes sur mon sejour au Nepal.)
Ce jour la, l'objectif, c'etait Chomrong. Apres qqes tergiversations sur le choix entre tel ou tel sentier, j'arrive enfin dans le fond de la vallee apres biens des pinaillements pour ensuite reprendre une montee, qui vue de l'autre versant, me laissait penser que je serai content d'arriver a Chomrong. Apres 1 heure, j'arrive a Jhinu, petit village de Guesthouse qui doit son existence aux hot springs (sources d'eau chaude). On a bien esssaye de me les vendre mais comme je suis un peu tetu, je voulais absolument continuer mon chemin jusque Chomrong (encore deux heures de montee). Quelques marches apres le village, je me retourne et me dis que ce serait vraiment dommage de pas en profiter (en plus je suis cuit). Je decide donc d'en rester la et c'est ainsi que je fais la connaissance de Franck (from Grenoble), Stine (from Norway) et de la delicieuse Helen (from England) parlant francais admirablement bien. Nous sommes descendus aux fameuses Hot Springs et franchement, ca valait le coup. Prendre un bain chaud dans une eau claire au bord d'un torrent glace au milieu des montagnes, j'avais encore jamais fait et c'etait bien bon. Helen et Stine etaient accompagees d'un guide et d'un porteur et j'ai remarque que les yeux de ces se baladaient pas mal, discretement certes. Ah ces nepalais, quels coquins ! Leurs regards furtifs, comme il y en a toujours sur les plages et a la piscine, melangeaient timidite et desir dans un esprit tres correct. Ca m'a pas mal amuse tout ca.