Allez je balance qqes photos de l'anniv et j'enchaine direct avec Kanchanaburi et le tristement celebre pont de la riviere Kwai et le plus tristement celebre col du Feu de l'enfer (hellfire Pass).
Bon, je vais pas faire tres
original, mais pour vous parler de Kanchanaburi, j’emprunterai au Lonely Planet
qqes uns de ses passages bien faits et bien ecrits (a mon sens). De Bangkok, j’ai
une nouvelle fois pris un train a destination de Kanchanaburi, parce que j’aime
bien les trains, euh euh, et puis surtout parce que j’avais lu que les paysages
en valaient vraiment la peine, et je confirme que par moment c’etait tres tres
tres beau, digne de documentaires ou films animaliers, des panoramas de fous ou
le marron chocolat de la riviere kwai contrastait avec le vert luxuriant de la
foret, agrementes de ci de la de qqes arbres a fleurs rouges. Un autre monde
quoi ! D’autant qu’a un moment, le train surplombait cette petite vallee, comme
accroche par un fil a la paroi de cette falaise abrupte que les hommes par leur
genie civil ont dompte et securise. Le train, d’ailleurs a ralenti, pour nous
laisser admirer la vue ou parce que le risque a cet endroit est reel, ou les
deux peut etre.
Le pont de la Riviere Kwai
(extrait du Lonely Planet)
“Ce pont n’attirerait pas tant de
visiteurs s’il avait ete construit dans des conditions moins dramatiques.
Certains visiteurs viennent raviver les souvenirs ou rendre hommage a des
proches. Pour la plupart des gens, ce pont symbolise l’atrocite et l’inhumanite
de toute guerre.”
“Les circonstances dramatiques
qui ont entoure la construction du pont de la riviere Kwai, ou Saphan Mae Nam
Khwae, ont un caractere touta fait exceptionnel. Les materiaux furent apportes
de Java par l’armee japonaise, qui occupait la Thailande en 1942-1943. Le pont
fut bombarde plusieurs fois en 1945, et reconstruit apres la guerre. La
premiere version, achevee en fevrir1943, etait en bois. En Avril de la meme
anne, un second pont en metal fut construit.
On estime que 16 000 prisonniers
de guerre ont peri pendant les travaux de construction du chemin de fer (Death
Railway) vers la Birmanie (Myanmar).
Le pont ne couvre qu’une petite partie de la ligne, dont le role etait d’ouvrir
une voie de ravitaillement permettant la conquette japonaise de la Birmanie et
d’autres pays asiatiques. Les travaux commencerent le 16 Septembre 1942 dans
les gares de Thanbyuzayat en Birmanie, et de Nong Pladuk en Thailande. Les
ingenieurs japonais avaient calcule qu’il faudrait cinq ans pour relier les
deux pays. Pourtant, l’armee forca les prisonniers a construire les 415 km de
ligne, dont les deux tiers se trouvent en Thailande, en 16 mois. Une grande
partie de la voie ferree traverse un terrain tres accidente, ce qui necessita
la construction de hauts ponts et des percees dans la montagne. Les deux
troncons se rejoignerent finalement a 37 km au sud du col des trois pagodes, et
c’est un train japonais, avec des prostituees a bord, qui inaugura la ligne. Le
pont resta en service 20 mois, avant d’etre bombarde par les allies en 1945. Un
seul prisonnier parvint a s’enfuir : un britannique qui trouva refuge parmi les
membres de la guerilla pro-britannique karen.
Le nombre de prisonniers morts
sous l’occupation japonaise frappe deja par son ampleur, mais celui des
victimes parmi les ouvriers requisitionnes en Thailande, Birmanie, Malaisie et
Indonesie s’avere plus considerable encore. On estime que 90 000 a 100 000
coolies y ont trouve la mort.
Il ne reste aujourd’hui plus
grand chose de l’ancienne voie ferree, car la Thailande decida de demonter les
rails a la fin de la seconde guerre mondiale. Beaucoup de ces rails ont ete
utilises pour construire des abris contre le soleil dans les petites gares de
campagne.”
Le Hellfire Pass ou Col
du Feu de l’Enfer (extrait Lonely Planet)
“En 1998, la chambre de commerce
australo-thailandaise acheva la premiere tranche du projet de monument
commemoratif du col du feu de l’enfer. Le but etait d’honorer la memoire des
prisonniers de guerre allies et des travailleurs forces asiatiques qui perirent
au cours des travaux sur les troncons les plus perilleux sur la ligne de chemin
de fer, a 80 km au nord ouest de Kanchanaburi. Hellfire Pas est le nom que les
prisonniers ont donne a une percee de 1000 m creusee dans la terre et le roc
avec un equipement sommaire (marteaux de 3.5 kg, piques, pelles, meches d’acier,
paniers d’osiers pour enlever les gravas et dynamite).
Aux 400 prisonniers australiens
presents des le debut des travaux, s’ajouterent 600 autres australiens et
britanniques, contraints de travailler 16 a 18 heures par jour pendant 12
semaines. Les travailleurs baptiserent le lieu en reference a l’aspect de la
tranchee de Konyu eclairee a la lueur des lampes torches. Rien que pour l’achever,
70 pour cent des prisonniers payerent de leur vie et furent enterres au
cimetiere de Konyu.”
J’ai particulierement apprecie
cette halte a kanchanaburi. J’ai toujours etait tres attire par l’Histoire et
ses petites et grandes histoires plus que par l’histoire regilieuse avec
laquelle j’entretiens des rapports assez complexes et pour laquelle je ne porte
aucune fascination (les temples d’Ayyuthaya etaient somptueux mais je ne me
sentais pas en lien direct avec le site, comme en decalage). Je n’etais pas
extasie d’etre sur ce pont ou au col du feu de l’enfer, je ne me sentais pas
dans un film hollywoodien surcharge de patriotisme et d’eroisme bon marche,
mais plutot en recueillement a la decouverte de ces recits macabres de guerre. C’etait
comme un enrichissement personnel que de “redecouvrir” ce que l’homme peut
faire de pire, par betise, par ignorance, par malice et perversite. C’etait
comme un rappel a la bienveillance, a la sagesse, a l’amour-energie necessaire
a toute chose de la vie. Plus facile a dire qu’a faire, je vous l’accorde, mais
l’essayer, le reessayer, s’y tenir et y retourner lorsqu’on s’en ecarte est
pour moi un gage de vie, de bonheur…
Etapes :
Kanchanaburi